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Version complète : La bombe du méthane
Le forum de la météo > Sujets connexes > Changement climatique
Alain Coustou
Début d’éruption du méthane des gisements sous-marins

J'avais semble t’il hélas raison de craindre le pire à propos de la bombe du méthane.
De récentes observations tendent à prouver que la catastrophe est maintenant en train de s’enclencher, plus rapidement même que je ne l'avais annoncée et il est sans doute désormais trop tard pour éviter le pire.
Après que le pergélisol ait dégelé en profondeur sur des superficies considérables, voici maintenant que le méthane jusque là bloqué par le permafrost sous-marin et peut-être aussi celui des gisements de clathrates de plusieurs des mers arctiques (Mer de Laptev, mer de Sibérie…) commence à bouillonner. Des millions de tonnes de méthane seraient ainsi en train de partir dans l'atmosphère, après que les eaux aient été saturées de CH4.

Et dire que je me suis initialement heurté au scepticisme de la majorité des climatologues et que j'ai été la cible des négationnistes du risque de réchauffement climatique, quand j'ai publié "Terre, fin de partie?" en 2004...
Or tout ce que j’ai décrit semble se mettre en place, en dépit du soleil calme et d’une Nina qui fait remonter des eaux froides des profondeurs.

Ceci dit, il faudra tout de même attendre quelques mois pour voir si la concentration atmosphérique en CH4 augmente de manière significative. Le dégel du pergélisol terrestre au cours des années précédentes a eu jusqu’à présent peu de conséquences sur cette concentration en raison de la compensation apportée par le recul des zones humides (méthanogènes) des régions intertropicales.

Alain

Voici l'info telle qu'elle a été publiée :

Climat : la bombe à retardement du méthane est enclenchée
25 septembre 2008
Les scientifiques ont découvert la preuve que les fonds marins de l’Arctique commencent à libérer dans l’atmosphère des millions de tonnes de méthane, un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Les chercheurs ont pu observer le bouillonnement provoqué par le gaz à la surface de la mer.
Par Steve Connor, The Independent, 23 septembre 2008
The Independent a pris connaissance d’une partie des premiers résultats obtenus, qui suggèrent que le gaz méthane contenu dans d’énormes gisements sous-marins en Arctique s’échappe vers la surface en raison du réchauffement et de la disparition des glaces.
Le comportement de ces réserves souterraines de méthane revêt une importance majeure car les scientifiques pensent que leur libération subite dans l’atmosphère a provoqué par le passé une augmentation rapide de la température terrestre, entraînant des bouleversements du climat et même une extinction massive d’espèces. Les scientifiques embarqués à bord d’un bateau scientifique qui a navigué sur toutes les côtes nord de la Russie ont découvert des concentrations intenses de méthane - allant parfois jusqu’à 100 fois les niveaux habituels - sur plusieurs zones, couvrant des milliers de kilomètres carrés sur le plateau continental sibérien.
Durant ces derniers jours, les chercheurs ont observé des zones où la mer bouillonnait sous l’effet des bulles de gaz remontant des « cheminées de méthane » émergeant dans les fonds marins. Ils estiment que la couche de pergélisol sous-marin qui agissait comme un « couvercle », empêchant le gaz d’être libéré, a fondu par endroits et permet au méthane de s’échapper des dépôts qui s’étaient formés avant le dernier âge glaciaire.
Les chercheurs mettent garde sur le fait que ce phénomène pourrait être lié au réchauffement rapide qu’a connu la région au cours des dernières années.
Le méthane est un gaz dont l’effet de serre est environ 20 fois plus puissant que le dioxyde de carbone et de nombreux scientifiques craignent que sa libération pourrait accélérer le réchauffement de la planète par le biais d’un gigantesque processus de rétroaction dans lequel le méthane répandu dans l’atmosphère provoquerait une élévation des températures, ce qui aggraverait la fonte du pergélisol et libérerait encore plus de gaz.
On estime que la quantité de méthane piégée sous l’Arctique est supérieure à la quantité totale de carbone contenue dans des réserves mondiales de charbon. Il est donc de toute première importance que ces réservoirs restent stables au moment où cette région se réchauffe à un rythme plus rapide que d’autres parties de la terre.
Orjan Gustafsson, l’un des responsables de l’expédition, décrit l’ampleur des émissions de méthane observées dans un émail envoyé depuis le navire scientifique russe Smirnitskyi Jacob.
« Nous avons travaillé fiévreusement pour terminer le programme de prélèvement d’échantillons hier et la nuit dernière », écrit le Dr Gustafsson. « Une vaste zone d’intense libération de méthane a été découverte. Sur les précédents sites nous avions observé de fortes concentrations de méthane dissous. Hier, pour la première fois, nous avons observé une zone où la libération est si intense que le méthane n’a pas eu le temps de se dissoudre dans l’eau de mer, mais arrive sous forme de bulles de méthane à la surface. Ces « cheminées de méthane » ont été observées sur échosondeur et avec les [instruments] sismiques. »
À certains endroits, les concentrations de méthane atteignaient 100 fois les niveaux habituels. Ces anomalies ont été constatées dans la mer de Sibérie orientale et la mer de Laptev. Elles portent sur plusieurs dizaines de milliers de kilomètres carrés, et totalisent des millions de tonnes de méthane, a déclaré le Dr Gustafsson. « Cela pourrait être du même ordre de grandeur que ce que l’on estime actuellement pour l’ensemble des océans. » indique-t-il. « Personne ne sait combien d’autres zones existent sur le grand plateau continental de la Sibérie orientale.
« L’hypothèse habituelle était que le « couvercle » de pergélisol sur les sédiments sous-marins du plateau continental Sibérien pouvait retenir ces énormes gisements de méthane. L’augmentation des observations de libération de méthane dans cette région inaccessible peut donnent à penser que le pergélisol, le couvercle, commence à être perforé et laisse donc fuir le méthane ... Le pergélisol présente maintenant des petits trous. Nous avons constaté des niveaux élevés de méthane au-dessus de la surface de l’eau et plus encore dans l’eau juste en dessous. Il est évident que la source provient des fonds marins. »
Les résultats préliminaires de l’étude du plateau sibérien 2008, en cours de préparation pour publication par l’American Geophysical Union, sont supervisés par Igor Semiletov du département de l’Extrême-Orient de l’Académie Russe des Sciences. Depuis 1994, il a dirigé environ 10 expéditions dans la mer de Laptev. Durant les années 1990, il n’avait pas détecté de niveaux élevés de méthane, mais depuis 2003, il a fait état d’une augmentation du nombre de « points chauds » de méthane, qui sont désormais confirmés par les instruments plus sensibles qui sont présents à bord du Jacob Smirnitskyi.
Le Dr Semiletov suggère plusieurs raisons pouvant expliquer pourquoi le méthane d’Arctique s’échappe désormais, dont l’augmentation du volume des eaux relativement plus chaudes qui sont rejetées des cours d’eau Sibériens en raison de la fonte du pergélisol terrestre.
La région de l’Arctique dans son ensemble a connu une hausse des températures moyennes de 4 degrés centigrades au cours des dernières décennies, avec un déclin spectaculaire de l’étendue recouverte par la banquise durant l’été. De nombreux scientifiques craignent que la disparition de la banquise ne puisse accélérer la tendance au réchauffement climatique car l’océan absorbe plus la chaleur du soleil que ne le fait la surface réfléchissante de la glace.
Sur le web :
La page personnelle d’Orjan Gustafsson sur le site de l’Université de Stockholm
Le Devoir, Canada : La bombe méthane est amorcée
Rejoint hier à ses bureaux de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski, le professeur Émilien Pelletier, chimiste et écotoxicologue marin, voit dans ce phénomène « l’extension en milieu marin de ce qui se passe dans le permafrost terrestre ». Si les constats des scientifiques suédois annoncent le début d’un dégel du permafrost sous-marin, dit-il, l’humanité doit s’attendre à une libération massive de gaz à effet de serre susceptible de lancer le climat dans un changement potentiellement irréversible.
Les hydrates de méthane, dit-il, sont présentes dans plusieurs grandes mers. Sous l’effet des eaux très froides et aux pressions inimaginables des grandes profondeurs, le fonds, le méthane s’y solidifie parfois sous forme d’énormes cristaux. Des sociétés commerciales cherchent même à exploiter ces combustibles stockés à grande profondeur.
Dans les mers arctique, un autre phénomène semble se produire, dit-il, d’après les constats rapportés par The Independant.
steven
CITATION
Et dire que je me suis initialement heurté au scepticisme de la majorité des climatologues et que j'ai été la cible des négationnistes du risque de réchauffement climatique, quand j'ai publié "Terre, fin de partie?" en 2004...
Or tout ce que j’ai décrit semble se mettre en place, en dépit du soleil calme et d’une Nina qui fait remonter des eaux froides des profondeurs.


excusez moi mais vous n'avez pas a utilisé le terme de négationniste qui est employé pour ceux qui contredisent un fait avéré historique et dramatique qui est l'extermination des juifs dans les caps de concentaration par les nazis en 1939/45....... Propos modérés..... Ca y'est deux ou trois scientifiques nous disent avoir des "preuves" (invérifiables), qui viennent comme un cheveu sur la soupe au moment ou la nasa parle de l'activité solaire la plus faible jamais observée, et d'un possible refroidissement (qui comme vous feignez de l'ignorer interviendra pour ce qui est du soleil dans plusieurs mois le temps de l'inertie)

Non monsieur coustou moi et les autres nous ne nions pas la shoah, nous ne sommes pas des "négationnistes", alors svp arretez ..Propos modérés.

Pour info le methane ne représente que 1.783 ppm soit 0.01783% de l'atmosphère.C'est totalement ridicule face a l'energie solaire qui influe tellement + sur le climat mais qui est inversement proportionellemnt pris en compte par les "experts du giec". C'est un veritable scandale, d'ailleurs l'arctique lorsqu'il sera de nouveau englacé ne liberera plus aucun milligramme de méthane. encore une annonce fumeuse relayé par les medias... pffffffff

Sinon toujours aucun article sur le record d'englacement de l'antarctique en 2007/2008, pour quelles raisons? stuart.gif


Précisions concernant la modération de ce message : Le dictionnaire Larousse indique bien que le mot négationnisme désigne habituellement la négation de la shoah ; néanmoins j'ai estimé que l'expression "négationniste du réchauffement climatique" , , est étymologiquement juste et son emploi habituel dans les discussions touchant à l'évolution du climat , ne constituait pas une insulte
Phil88
steven
Si c'est une insulte tres grave pour moi, mais bien sur les modérateurs qui sont du "bon coté" applaudissent des deux mains. ca n'a aucun sens le terme "negationniste du rechauffement climatique" car ce n'est pas un fait avéré mais une projection des modèles très imparfait et très impartials du giec. A moins que vous sachiez a l'avance que les projections des alarmistes pour dans un siècle vont se realiser, comme dans la bible .

Alors a ce compte là retablissons la question ordinaire et extra ordinaire, l'inquisition et pourquoi pas le crime de lèse majesté. il fallait le dire à l'avance alors que le rechauffement climatique etait une religion intouchable dans la charte du forum...
phil88
Steven , moi je ne suis d'aucun côté , je n'ai pas d'opinion arrêtée définitivement sur la question : alors je lis les avis des uns et des autres . Tu vois , pour ce topic , on a un premier message , bien rédigé (presque sans faute d'orthographe ) avec un titre un peu (trop?) accrocheur ( le mot bombe !)... et puis , on passe au deuxième message , bourré de fautes ( je sais , il y en a de pire encore sur le forum ) avec une première remarque , tout à fait recevable sur l'utilisation du mot négationniste , mais remarque aussitôt suivie d'attaques personnelles ( que j'ai modérées ), puis tu passes en hors sujet ( que je n'ai même pas modéré d'ailleurs ) en parlant de l'activité solaire..alors qu'on parle du méthane.
Alors je me mets à place du lecteur lamda : il a d'un côté quelqu'un qui écrit sans s'énerver , argumente ( il se trompe peut être ? )...et de l'autre ce qui ressemble à un excité qui veut contredire à tout prix : .... je suis convaincu que je te rends service quand je te modère : je gomme une partie de tes excès ...et je te fais passer pour un martyr de la cause du refroidissement climatique. w00t.gif

FIN du HS : REVENONS AU METHANE
fujita
Tien enfin un article qui rejoint ma penser , j ai longtemps dit que le méthane devait
être pris plus au sérieux .

notamment sur les cultures et l élevages , il est vrai que la quantité de d’hydrates de méthane
dans les océans est vraiment astronomique , les stocks de d'hydrates de méthane sont surtout concentré près de la surface

Mais le volume de méthane dans l'atmosphère est considérablement moindre que le CO2

Un article a lire pour les sceptiques
Cliquez ici !
bressan-nord
ASSEZ STEVEN et arrête de nous bassiner avec l'activité solaire qui a son rôle mais juste son rôle, pas LE rôle !!!

Merci pour l'article de Mr Coustou, que je prends pour informatif et pas forcément pour Bible (que je lis aussi en bon critique)
Pour le moment, c'est trop dense, et je dois digérer avant de réagir. Je précise que je partage (toujours) les avis de Phil en matière de RC ou pas...et que je connais bien, chimiquement parlant, les hydrates de méthane.
Pour Fujita : merci de ne pas confondre septique et sceptique !! tongue.gif

Voilà, c'est juste un mot en passant.
jules76
Intéressant comme sujet mais encore faudrait-il ne pas tout mélanger entre les acteurs du réchauffement climatique et ses conséquences ...

C'est l'activité solaire qui en grande partie en est la cause, logique et surtout bien plus crédible .
Dîtes vous bien une chose, et si la température faisait varier le taux de Co² dans l'atmosphère et non l'inverse?
Quant on y réfléchit a deux fois, ca fait un peu boom mais la vérité et devant nos yeux et pas devant la propagande politique et médiatique de TF1 .

Fin du HS .

En tout cas chose a prendre au sérieux pour ce qui est des glissement de terrains sous-marins mais avec le regéle du Pôle-Nord et si bien sur la tendance a l'augmentation de la banquise de 2007-2008 se poursuit alors il n'y aura plus grand chose a craindre d'autant plus que l'AMO va repasser en négatif dans quelque années, favorisant l'extension de la banquise Arctique .
Question de l'évolution du climat, j'étudie actuellement les conséquences possible pour savoir ce qu'il en retourne réellement .


Désolé pour l'orthographe, Jules
fujita
CITATION(bressan-nord @ vendredi 26 septembre 2008 à 20:54) *
Pour Fujita : merci de ne pas confondre septique et sceptique !! tongue.gif

Voilà, c'est juste un mot en passant.


Merci bressan , je ne voit pas une grande différence entre les deux whistling.gif laugh.gif
Frédéric Bruls
Afin de dépassionner le débat et de calmer les esprits bouillonnants comme les eaux glaciales de l'Arctique en ce moment, un article a été rédigé sur le site climat-évolution. Il semblerait que ce n’est pas la première fois que de telles annonces aient été faites. Maintenant, il va falloir être patient et voir l’évolution des concentrations en méthane pour se faire une idée circonstanciée du phénomène qui se déroule en ce moment au pôle. Je précise que je ne suis pas un négateur du réchauffement par effet de serre (négationniste est un terme qu’il est préférable d’éviter à mon sens), mais qu’il s’agit ici de garder la tête froide et d’analyser plus sereinement la situation. Si et seulement si, comme disent les matheux, la situation devait empirer, et que la déstabilisation brutale et massive de méthane était bel et bien une réalité, l’amplitude et la vitesse du réchauffement augmenteraient rapidement. Somme toute, il suffit d’attendre pour voir. Pas besoin de s'engueuler inutilement. wink.gif

http://www.climat-evolution.com/
fujita
Je pensent que tout le monde est d'accord sur un point ( enfin je pense ) , les taux de CO2 ( gaz carbonique )
et de CH4 ( méthane )de N2O (Protoxyde d'azote ) non jamais été aussi élevée , donc a force d attendre on va droit dans le mur , et ça concerne plus de 6 milliard d individus

les émissions de CH4 vers l’atmosphère a été estimée a 500 Mt/an

steven
moi je cherche toujours la correlation entre co2 et temperature:



faudrait qu'on m'explique

prochain film: Steven à la recherche de la légende du c02
Mathieu
On aura tous noté que la source du dernier graphique n'est pas précisée...
Frédéric Bruls
CITATION(Mathieu @ samedi 27 septembre 2008 à 13:22) *
On aura tous noté que la source du dernier graphique n'est pas précisée...


Bizarre, ce graphique...La température semble avoir baissé de plus de 1 degré, alors qu'elle a en réalité augmenté d'environ 0.6° depuis 1975. Steven , avoue que tu pousses un peu là ! laugh.gif
Alain Coustou
CITATION(steven @ samedi 27 septembre 2008 à 09:58) *
moi je cherche toujours la correlation entre co2 et temperature:



faudrait qu'on m'explique

--------------------------------------------
Attention, la courbe en rouge ne représente ni des températures absolues, ni même des variations absolues, mais l'évolution du coéfficient de corrélation entre CO2 et anomalies de températures.

La forte variabilité de cette corrélation est bien sûr imputable à des facteurs tels que les courants maritimes, l'évolution météo, la variabilité solaire, l'évolution des aérosols, les autres GES (il n'y a pas que le CO2),etc.
De plus, à ma connaissance, aucun climatologue (ni aucun amateur éclairé) n'a jamais prétendu que l'évolution climatique était une fonction linéaire des émissions de CO2, surtout à l'échelle de quelques années.

Dommage aussi que le graphe ait été reproduit ici sans ses sources ni les commentaires de ses auteurs.

Il me semble que l'évolution de la température moyenne du globe n'est pas la meilleur référence du risque climatique. Il y a aussi les disparités entre hémisphères, ou entre grandes régions d'un même hémisphère. Sans compter l'évolution de la banquise arctique (l'Antarctique évolue de manière très différente), celle de la pluviométrie, du permafrost, des précipitations, des glaciers terrestres, etc.

Enfin, pour recentrer le débat sur son topic initial, il y a le fait nouveau de la constatation d'importans rejets de CH4 par les mers arctiques, peut-être prémisses d'une très grave déstabilisation des gisements d'hydrates de méthane de cette région.

Alain

PS: Je ne cherche pas de provocation gratuite et l'usage par moi du mot "négationniste" dans un post précédent était un lapsus (peut-être révélateur d'un certain agacement) d'écriture. J'aurais naturellement dû écrire "négateur du risque de RC climatique".
the fritz
Enfin, pour recentrer le débat sur son topic initial, il y a le fait nouveau de la constatation d'importans rejets de CH4 par les mers arctiques, peut-être prémisses d'une très grave déstabilisation des gisements d'hydrates de méthane de cette région.

Avant de parler de destabilisation des gisements de chlatrates il faudrait les localiser et prouver que ce methane provient bien de ces gisements. Les gisements de gaz et de pétrole ont par contre fuit de tout temps et leur prospection est notamment souvent mise en oeuvre par le repérage de ces fuites

La forte variabilité de cette corrélation est bien sûr imputable à des facteurs tels que les courants maritimes, l'évolution météo, la variabilité solaire, l'évolution des aérosols, les autres GES (il n'y a pas que le CO2),etc.

Ce qui voudrait dire que depuis 2003 ces autres facteurs prennent le pas sur l'effet de serre du CO2

Il me semble que l'évolution de la température moyenne du globe n'est pas la meilleur référence du risque climatique. Il y a aussi les disparités entre hémisphères, ou entre grandes régions d'un même hémisphère

Ce qui ote le caractère global au réchauffement et remet le CO2 (homogène sur la totalité du globe, je n'ai jamais vu une autre courbe officielle que celle du Mauna Loa) a sa place d'outsider, derriere les facteurs énumérés ci-dessus ou est oublié les changements du sol.

Sinon , félicitations d'apprendre aux gens de lire un graphique correctement et ne pas se précipiter sur le clavier; d'après mes navigations sur des sites parallèles, le graphique serait de la main de PE
Frédéric Bruls
Sinon , félicitations d'apprendre aux gens de lire un graphique correctement et ne pas se précipiter sur le clavier; d'après mes navigations sur des sites parallèles, le graphique serait de la main de PE

Autant pour moi (ou au temps pour moi, au choix) ! J'avoue avoir été un peu vite en besogne. Mea culpa, donc, et mes excuses à Steven. blushing.gif wink.gif
Pierre Georges
CITATION(phil88 @ vendredi 26 septembre 2008 à 18:01) *
Steven , moi je ne suis d'aucun côté , je n'ai pas d'opinion arrêtée définitivement sur la question : alors je lis les avis des uns et des autres . Tu vois , pour ce topic , on a un premier message , bien rédigé (presque sans faute d'orthographe ) avec un titre un peu (trop?) accrocheur ( le mot bombe !)... et puis , on passe au deuxième message , bourré de fautes ( je sais , il y en a de pire encore sur le forum ) avec une première remarque , tout à fait recevable sur l'utilisation du mot négationniste , mais remarque aussitôt suivie d'attaques personnelles ( que j'ai modérées ), puis tu passes en hors sujet ( que je n'ai même pas modéré d'ailleurs ) en parlant de l'activité solaire..alors qu'on parle du méthane.
Alors je me mets à place du lecteur lamda : il a d'un côté quelqu'un qui écrit sans s'énerver , argumente ( il se trompe peut être ? )...et de l'autre ce qui ressemble à un excité qui veut contredire à tout prix : .... je suis convaincu que je te rends service quand je te modère : je gomme une partie de tes excès ...et je te fais passer pour un martyr de la cause du refroidissement climatique. w00t.gif

FIN du HS : REVENONS AU METHANE


Steven,

Je suis un lecteur "lambda" et je partage entièrement le point de vue de phil88. Je n'ai, comme lui, aucune opinion arrêtée et je lis avec intérêt toutes les contributions, que ce soit celles remarquables d'Alain COUSTOU, celles qui ont suivi ou les tiennes. Il est dommage que tu mettes autant de véhémence dans tes propos car cela nuit à tes contributions, qui peuvent être très intéressantes comme cela a déjà été souligné sur ce site.

Pour revenir au sujet principal, on peut se demander, quand on lit le graphique que tu nous a présenté, ce que signifie la forte baisse du coefficient de corrélation entre CO2 et anomalie de t° à partir de la fin de l'année 2007, si j'interprète bien ledit graphique. Ce coefficient devient en effet négatif et je suppose que tu voulais nous démontrer par là que la variation de la t° ne suit plus l'augmentation de la concentration en CO2 dans l'atmosphère. Est-ce bien cela?
hugo
inutile de s'enerver pour ca fritz, il y en a peut etre qui se plantent sur la lecture d'un graphique, mais on a vu pire, notamment les gens qui affirment des choses qui n'ont jamais ete prouve, voir dont le contraire a plus ou moins ete prouve...
the fritz
CITATION(hugo @ samedi 27 septembre 2008 à 17:24) *
inutile de s'enerver pour ca fritz, il y en a peut etre qui se plantent sur la lecture d'un graphique, mais on a vu pire, notamment les gens qui affirment des choses qui n'ont jamais ete prouve, voir dont le contraire a plus ou moins ete prouve...


Des exemples Hugo
hugo
Je ne citerai pas de noms, mais il te suffit de lire tous le sujet sur le RC ou les consequences de la baisse de l'activite solaire pour t'en convaincre. Scientifiquement, emettre une hypothese n'a rien de mauvais, bien au contraire. En revanche, scientifiquement, imposer une hypothese inverifiee comme un fait logique, ca ne l'est pas du tout.
the fritz
CITATION(hugo @ dimanche 28 septembre 2008 à 17:16) *
Je ne citerai pas de noms, mais il te suffit de lire tous le sujet sur le RC ou les consequences de la baisse de l'activite solaire pour t'en convaincre. Scientifiquement, emettre une hypothese n'a rien de mauvais, bien au contraire. En revanche, scientifiquement, imposer une hypothese inverifiee comme un fait logique, ca ne l'est pas du tout.



Hugo , lâches-toi
steven
27 sept. 2008 : Encore un article du journal Science qui démonte l'alarmisme des médias, de certains scientifiques et du GIEC en matière de méthane qui serait, soit-disant, libéré lors de la fonte du pergélisol (alias permafrost). Voici comment le présente le journal Science :

Ancient Permafrost and a Future, Warmer Arctic (Ancient pergélisol et un arctique futur, plus chaud)
Duane G. Froese, John A. Westgate, Alberto V. Reyes, Randolph J. Enkin, and Shari J. Preece
Science 19 September 2008: 1648.
The existence of a 700,000-year-old patch of permafrost in sub-Arctic Canada shows that ground ice far from the pole can resist melting during warm intervals.
en français " l'existence d'une zone de pergélisol dans le Canada sub-arctique, datant de 700.000 ans, montre que la glace enterrée, loin du pôle, peut résister pendant des périodes chaudes. "
Cet article publié par 5 chercheurs Canadiens fait écho à un autre, du même journal, que j'avais analysé en Juillet 2007 et qui nous disait que le Groenland peut lui aussi se réchauffer de plusieurs degrés, sans dommage particulier.

Les médias orientés ou avides de scoops, les écologistes alarmistes, quelques politiques désinformés et (hélas) quelques scientifiques se font un plaisir, à intervalles réguliers, de susciter la peur chez nos contemporains en agitant le spectre de la libération du méthane et d'autres dérivés carbonés lors de la fonte des terres gelées de l'hémisphère Nord. Jusqu'au GIEC qui fait intervenir cette hypothèse inquiétante dans ses prédictions (scénarios) numériques d'émission de gaz à effet de serre...

Heureusement et comme je vous l'ai souvent dit dans les différentes pages de ce site, la Nature et les progrès de la recherche scientifique se chargent, peu à peu, jour après jour, de nous ramener à la raison. Nous, mais pas les alarmistes qui n'en ont cure, évidemment.

Je vous rappelle que le permafrost (permafrost est anglais. En français on dit pergélisol) se trouve essentiellement limité aux bassins sédimentaires de l'arctique. Le pergélisol (c'est à dire : sol gelé de manière permanente) est, en réalité, une véritable terre gelée recouverte de manière plus ou moins permanente par de la glace. Cette terre maintenant constamment gelée a autrefois été le siège d'une abondante vie organique (arbres, végétation diverse) qui a fermentée au cours des milliers de siècles passés. Comme chacun le sait, la dégradation de toute substance organique dégage du méthane ainsi que toute une série d'hydrocarbures jusqu'au pétrole brut. Ainsi les médias (mais peu de glaciologues compétents qui savent à quoi s'en tenir) ont beau jeu de nous répéter, images effrayantes à l'appui, que l'effet de serre va diverger parce que la libération prochaine du méthane (qui est un gaz à effet de serre très actif) inclus dans le pergélisol "mettra le feu à la planète". J'ajoute, pour calmer les inquiets de la fonte des glaces de la mer arctique que celle-ci n'est constituée que de gros blocs de glace et ne contient donc ni "pergélisol" ni méthane.
A noter que les Russes exploitent à Messoyakha (Sibérie) les gaz contenus dans la "vetchnaia merzlota" (pergélisol en russe, vetchnaïa signifie éternelle) comme une ressource naturelle.

L'article dans Science de nos 5 chercheurs Canadiens concerne des recherches effectuées dans la partie Nord-Ouest de l'Alaska (US). C'est une permafrostzone bien connue pour le contenu en hydrates de carbones du pergélisol.

Voici ci-contre, une image indiquant la zone étudiée. Les zones de pergélisol sont, en général, distinguées par leur teneur en sol gelé en permanence. Sur cette image

CPZ : signifie zone de pergélisol continu (>90% de sol gelé)
DPZ : signifie zone de pergélisol discontinu (entre 90 et 50%)
SPZ : signifie zone de pergélisol sporadique (< 50%)



Les chercheurs ont étudié, en particulier, une zone de DPZ située dans le Yukon. Dans cette zone le pergélisol est assez chaud (T>-2°C), assez épais (quelques dizaines de mètres) et sa présence dépend des conditions d'exposition au soleil et aux vents.

Cette zone, comme l'ensemble de la planète, a connu un réchauffement au cours de la seconde moitié du 20ème siècle. Il est donc important de savoir ce qu'il pourrait advenir si ce réchauffement se poursuivait dans l'avenir (ce qui n'est pas certain, comme expliqué ici).

Les auteurs de l'article ont étudié une zone assez particulière recouverte par ce que l'on appelle un téphra (une espèce de croûte solide plus ou formée de verre) et qui est en fait le résultat d'une éjection violente de matériaux consécutive à une explosion volcanique. La datation de ce téphra d'assez grande étendue et dont le nom de "Gold run tephra" (le téphra de la ruée vers l'or) évoque le passé des chercheurs d'or en Alaska, montre que celui-ci date de quelques -740.000 + ou - 60.000 ans. Ainsi, il est clair que la terre gelée située en dessous de ce "Gold run tephra" est au moins aussi ancienne que de dernier qui l'a protégé au cours de ces centaines de milliers d'années. C'est celle-ci que les chercheurs ont étudié. A noter en passant, qu'il s'agit de la partie glacée la plus ancienne connue aux USA.

Cette étude montre que ce pergélisol a survécu à toute une série de cycles glaciaires et interglaciaires qui sont survenus depuis 740.000 ans. On sait par ailleurs, notamment à l'aide de fossiles marins datés, que de nombreuses périodes interglaciaires ont été nettement plus chaudes que la période présente. En d'autres termes, le pergélisol ne se dégèle que très difficilement, même pendant les périodes chaudes....

Pour rassurer les inquiets, je vous laisse savourer la conclusion de cet article rafraîchissant. La voici , avec, en passant, un petit coup de patte discret au modèles numériques du GIEC :

"La présence de pergélisol relique du moyen Pleistocène suggère que la connaissance de l'épaisseur du pergélisol et de sa distribution.... ...ne sont toujours pas correctement pris en compte dans les modèles numériques de la dégradation du pergélisol. Cette étude met en lumière la résistance du pergélisol aux climats chauds des temps passés. Elle suggère que le pergélisol et les réservoirs de carbone associés qui se trouvent à plus de quelques mètres de la surface peuvent être beaucoup plus stables qu'on ne le pensait auparavant. "

kennedy

Note : J'ajoute que je suis heureux qu'un tel article qui jette un sérieux doute sur le dogme en vigueur, puisse enfin paraître dans le journal Science. Il semble que l'ère de l'ancien éditeur en chef de ce journal , le biologiste Donald Kennedy, alarmiste de la première heure et collègue du même laboratoire que Stephen Schneider et Paul Ehrlich à Stanford, soit enfin terminée. Donald Kennedy a signé un éditorial célèbre, en 2007, déclarant "The game is over ", autrement dit "la partie est terminée", c'est à dire, "la science est achevée".

Sience achevée ? Au moins pour ce qui concerne la fonte du pergélisol et de la libération de méthane, on voit bien que non

laugh.gif

Sourcen pensée unique.fr
Marot
Deuxième retour au méthane.

Les dégagements ont été observés en mer des Laptev notamment selon le texte en tête du fil.

Cette mer est est en moyenne peu profonde : 50 m avec néanmoins une profondeur maximale de plus de 3 000 m. Le profil doit être passablement tourmenté.

Sur les dégagements de méthane, on envisage de les considérer comme précurseurs de séismes : ce texte.

Deux extraits :
CITATION
L'observation visuelle a confirmé que le phénomène était bien provoqué par des bulles de gaz s’échappant par une multitude de petits conduits émergeant au travers de sédiments de couleur noire, caractéristique de la présence de méthane.

CITATION
Même si, aujourd’hui, la relation entre le dégazage observé et les activités sismiques n’est pas encore complètement expliquée, son étude pourrait conduire à une meilleure compréhension du mouvement de l’écorce terrestre et surtout de la prévision des séismes.
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